La Cie Jours dansants est une compagnie de danse pluridisciplinaire créée en 2013 et basée, en région Hauts-de-France, à la Maison des Arts et Loisirs de Laon. Elle réunit autour d’un même projet une équipe transmédia constituée de Marjory Duprés (chorégraphe, autrice-dramaturge et anthropologue formée à Sciences-Po, Lyon II et Paris VIII), Tiffany Duprés (photographe et vidéaste documentaire), Guillaume Léglise (musicien, compositeur, sound-designer), Manuel Desfeux (créateur lumière formé à l’ENSATT), Camille Guyot (monteur). 

Le projet de la compagnie se définit autour de plusieurs axes :

associer au langage chorégraphique les ressources de l'image fixe et animée, de la création sonore à l'intérieur et hors du champ musical; interroger les relations entre le corps et l'espace d’une part, et la parole, la mémoire, le récit et la temporalité d’autre-part; ouvrir des champs de recherche transversaux avec des praticiens du corps et de chercheurs en sciences sociales pour oeuvrer au décloisonnement et au partage des savoirs, instaurer une dynamique de territoire avec tous les publics (rapprocher amateur.rice.s et pratiques professionnelles, développer des laboratoires in situ: milieu scolaire, intergénérationnel, société civile…). 

Les projets de la compagnie sont pensés au long cours, par cycles et thématiques. Depuis 2013, le premier cycle s’est développé autour de la thématique Intimité et mémoire collective; à partir de 2019, la recherche s’articulera autour d’un nouveau cycle : Identités en exil(s). La compagnie tente de représenter des histoires mêlant l’archive personnelle et la fiction collective. Elle pense la place de l’art dans la société et la réception, pour le spectateur, dans une visée d’émancipation intime et politique : replacer la catharsis au coeur de l’expérience théâtrale, favoriser les récits alternatifs mettant en scène des enjeux transculturels, de société. 

 

Le travail de la compagnie s’appuie sur l’hybridation des arts et prône l’infusion des formes d’écriture par le contexte, proposant des savoirs « situés » via des formats de représentation transmédia (scène, in situ, mondes sonores, film de fiction ou documentaire, web, radio, installations et autres techniques mixtes).  Engagées pour la démocratisation culturelle, les actions culturelles de la compagnie prennent la forme de laboratoires in situ avec les publics qui font écho aux processus de création et constituent un vivier de partage et de transmission entre arts visuels, performance et ateliers d’écriture. Pour sensibiliser tous les publics, des formes sont créées et représentées dans des espaces non-théâtraux.

Des Lustres, solo transmédia est en tournée dans une version « plateau » et une version « in situ ». La prochaine pièce de la compagnie intitulée Ghazal est prévue à l’automne 2020 pour sa création à la M.A.L de Laon. Elle sera conçue en dytique avec une installation théâtrale et sonore, créée à partir de recueils de témoignages transgénérationnels sur plusieurs territoires autour des trajectoires sociales et familiales. 

La compagnie est subventionnée pour sa dernière création par la DRAC Hauts de France, la Région Hauts de France. Elle est artiste associée à la M.A.L de Laon sur la saison 2019/2020. Elle développe ses projets également à Paris, dans le 93 et à l’international.

© Photographies - Tiffany Duprés (tous droits réservés)